jeudi 16 février 2012

Tintin nous a sauvé la vie...

Claude Legault, l'acteur bien connu, disait dans le Journal de Montréal aujourd'hui qu'il devait la vie à Tintin. Ado aux pensées suicidaires, retournant sur ses pas alors qu'il se dirigeait sur le pont Jacques-Cartier, il s'est arrêté dans une librairie de livres d'occasion pour s'acheter l'album Coke en stock. Et pouf ! fin des pensées suicidaires.

Tintin a été pour moi aussi une aide précieuse dans mon enfance. Je dis souvent que j'ai appris à lire avec les Tintin. Le matin, avant l'école, la pile de Tintin plus haute que la pile de toasts au beurre de pinotte (quand nous en avions). Je passais mes soirées et mes journées de congé à lire, enfermé dans ma chambre, à tel point que mes soeurs s'inquiétaient que je ne devienne schizophrène ou homosexuel. Mais Tintin me permettait de m'évader de mon quotidien morose, il me gardait en vie, il me permettait de rêver.

Je me souviens d'un atelier de théâtre auquel j'ai participé au Labrador où il fallait écrire une lettre. J'avais écrit une lettre qui commençait par "Tintin, cher Tintin, très cher Tintin" dans laquelle j'exprimais que je devais la vie à la lecture de l'oeuvre de Hergé.

Pendant mes jeunes années d'adolescence dans le scoutisme, quand je traversais les Pionniers avec le sentiment que la vie était injuste à mon égard, quand la révolte grondait en moi, quand les idées noires m'envahissaient et que j'envisageais les solutions extrêmes et sans retour, combien de fois la lecture de Tintin m'a permis de rester émergé, ça et la peine et l'incompréhension que j'aurais infligées à mon chef scout de l'époque.

Tintin et le scoutisme m'ont permis de rester en vie... Voici pourquoi le dessin de Tintin habillé en scout me parle tellement.

mardi 20 décembre 2011

On ne gagne pas deux fois à La classe de 5e...

Rediffusion ce soir (20 décembre) de l'émission à laquelle j'ai participé en novembre 2009. Et voici la photo que j'avais envoyée de moi. J'étais en 5e année...élève à La Maîtrise du Chapitre de Québec, sur la rue Saint-Stanislas, dans le Vieux-Québec. Je faisais alors partie des Petits chanteurs à la croix de bois.
C'était l'époque (celle de l'émission diffusée la première fois) où j'animais encore chez les scouts; une chose pour laquelle je dis très humblement que je suis doué.

vendredi 9 décembre 2011

Tintin (la suite)

WOW! Quel film, quelle technique, quelle image, quelle facture. Un mélange de dessin animé très réel (mouvements et faciès humains mais avec un côté caricatural conservé pour montrer que l'on est dans un dessin animé). Des personnages des albums mais qui ont un rôle différent dans le film. Sakharine qui devient un descendant de Rackam Le Rouge et l'homme du Vieux-Marché (Barnabé) qui devient un agent spécial. Très Indiana Jones comme film. D'ailleurs, c'est en se faisant dire que son premier Indiana Jones faisait penser aux Aventures de Tintin que Spielberg a découvert l'univers de Hergé. Il est tombé sous le charme des albums et s'était promis de donner vie au personnage de Tintin sur grand écran..C'était il y a plus de 30 ans.
Magnifique clin d'oeil au créateur de Tintin quand on voit un Hergé dessiné pour le film faire le portrait du Tintin du film avec pour résultat le visage tant connu du reporter à la houppe.
Il y avait des images du film qui étaient le reflet exact des pages grand format de l'album Le crabe aux pinces d'or, surtout le passage où Tintin et Haddock marchent dans le désert...le pays de la soif!
J'y retourne, c'est certain.

Paul au parc (suite)

Je n'aurai pas besoin de m'acheter cette BD. Ma conjointe a été forcée de m'avouer qu'elle l'avait déjà fait quand je lui ai fait part de mon intention de l'acheter. J'attends donc Noël avec impatience. J'ai copié plus bas un article du journal Le Devoir dans lequel l'auteur parle de cet album. Ce que j'aime tout particulièrement, c'est tout le positif que l'auteur a retiré de son passage dans le mouvement scout et de l'influence que ses animateurs ont eu sur lui...C'est ce que l'on souhaite quand on anime cjhez les scouts...faire une différence dans la vie des jeunes.

(article tiré du journal Le Devoir)
À retenir
Paul au parcMichel RabagliatiLa PastèqueMontréal, 2011, 144 pages
Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir d'une plaque de marbre. Parlez-en à Paul, le personnage imaginé par le bédéiste Michel Rabagliati et qui, à 10 ans, a vu sa ligne de destin modifiée radicalement par la chose. Ça s'est passé dans un sous-sol d'église, à Montréal, lors d'une soirée de bingo et de chasse au trésor. Le lot était dissimulé derrière cette masse de roche métamorphique polie, comptoir de l'autel du curé, appuyé contre un mur. L'enfant s'y est suspendu. La dalle est tombée. La jambe a cassé, l'a empêché de monter dans une voiture... ce qui lui permet aujourd'hui de se retrouver au coeur de cette septième histoire, Paul au parc (La Pastèque). L'objet littéraire, brossé à l'identitaire et à l'émotion, se prépare à envahir les librairies au Québec et en France, dans quelques jours.Sur 144 pages, le lecteur — et surtout la lectrice — va renouer avec ces petits riens, y compris ceux qui font terriblement mal au tibia, qui, sous la plume de Rabagliati, finissent toujours par exposer une étonnante consistance, et ce, depuis l'apparition de Paul dans Paul à la campagne. C'était en 1999; le héros bédéesque national en formation y dévoilait alors des bribes de son enfance, une période délaissée dans la suite des choses et sur laquelle l'auteur a décidé de revenir ici. En profondeur et sur fond de Crise d'octobre, de scoutisme et de premier baiser... avec la belle Hélène.«Je voulais m'éloigner de Paul à Québec [le précédent opus, qui se passait en 2000], sortir du présent et arrêter de parler de la famille, de Lucie, de Rose, des autres», explique l'auteur, baigné par les rayons du soleil entrant par les grandes fenêtres de son atelier montréalais. Le Devoir l'a rencontré la semaine dernière. «Je suis donc retourné dans le passé pour voir ce que j'allais trouver d'autre.»La balade a été fructueuse, et Paul au parc en fait la démonstration avec cet autre voyage intimiste dans le quotidien d'un jeune Montréalais en quête de lui-même, au mitan de l'enfance. «C'est le journal d'un enfant, ni plus, ni moins, dit Rabagliati. La tranche de vie d'un petit gars curieux qui se cherche»... et qui forcément va finir par se trouver au contact du mouvement scout, coeur de cette aventure, de Gino, Rémi, Marc, Patrick, Joël, les gars de la sizaine de Paul — baptisés les Bruns —, et surtout de Daniel, Laurent, Jean-Claude et Raymond, les animateurs de ces rencontres socioéducatives qui, sans le savoir, ont façonné la courbe de vie d'un gamin qui rêvait de devenir bédéiste... et qui y est arrivé.«Paul au parc, c'est ma façon de raconter d'où je viens, mais aussi de montrer tout ce que j'ai appris au contact de ces adultes dévoués qui s'investissaient beaucoup dans ce mouvement, dit-il. La musique, la bande dessinée, la photo, c'est venu à moi par les animateurs scouts et surtout par leur encouragement, qui ont une autre valeur quand ils ne viennent pas de nos parents.»Nous sommes dans le Québec en tension et en mutation de la fin des années 1970. Pendant qu'un groupe de radicaux utopistes enlève un certain Pierre Laporte devant sa maison de banlieue, Paul est sur une balançoire avec sa première blonde. Le mouvement scout est animé par de jeunes adultes qui s'abreuvent à la littérature gauchiste réactionnaire, s'émeuvent devant le portrait du Che. Paul, lui, découvre la guitare, Hugues Aufrey — Dis-moi, Céline, oui —, La poupée qui dit non des Sultans, Simon & Garfunkel, et surtout le petit bouquin Comment on devient créateur de bande dessinée de Franquin et Gillain qui, déniché dans une bibliothèque, va, comme la dalle de marbre, tout changer.«C'est ce livre qui m'a donné envie de le faire», avoue Rabagliati dans un atelier qui croule sous les statuettes et autres pièces montées relatant les nombreux prix qu'il a remportés en carrière — il a reçu un Félix pour la pochette d'un album de Mes Aieux, le Prix du public d'Angoulême, quelques Bédélys... «Ce sont les animateurs scouts qui m'ont donné la confiance nécessaire pour aller jusqu'au bout. C'est un peu un hommage que je voulais leur rendre. Aujourd'hui, le scoutisme, c'est perçu comme une punition pour les enfants. C'est quétaine. Mais dans les années 70, c'était très populaire. Et aussi déterminant pour les enfants qui prenaient part à ce mouvement, comme moi.»Dans ce cadre narratif, le créateur d'émotion par la ligne claire excelle une fois de plus dans l'art du détail et de l'anecdote magnifiés pour en dire beaucoup avec très peu: un graffiti sur un mur résume le contexte politique du moment, une télé couleur entrant dans une maison vient éclairer la modernité de l'époque, un livre «réac» posé sur une table à café vient définir des animateurs scouts qui commencent alors à être un peu plus légers avec les règles et contraintes du mouvement fondé par Baden Powell.«Le Québec était en train de devenir moderne. Nous étions en train d'écrire cette histoire, dit Rabagliati. Et puis, il y avait le FLQ, sur lequel je n'ai pas voulu peser, pour montrer simplement comment un enfant a vécu tout ça.» Drôle: il pensait que ce groupe terroriste était «des gens super-organisés qui avaient des repères ultramodernes, comme dans Les Sentinelles de l'air». La fiction, surtout quand elle est façonnée par le cerveau d'un enfant, arrive toujours à rendre moins pathétique la réalité. De cette période, visiblement marquante pour le créateur d'histoires en cases, Rabagliati vient aussi dévoiler des bribes de sa vie en famille — il ne peut jamais s'en tenir trop loin —, dans un appartement collé à celui de sa grand-mère et de sa grand-tante, deux Parisiennes au caractère fort qui n'ont pas toujours rendu la vie simple à sa mère. «Petit, j'étais content d'avoir ma grand-mère en face qui me faisait venir chez elle pour me donner du nougat, dit-il. Mais pour ma mère, c'était l'enfer. Elle en a bavé à cause de ça et c'est une réalité que j'avais envie de revisiter dans cet album.»Avec ces cases qui rappellent un peu l'univers estival de Paul a un travail d'été — l'action s'y passait dans un camp de vacances à l'adolescence de Paul —, une ambiance générale qui se rapproche de Paul à la campagne, Paul au parc est finalement le premier volume qui, dans son ensemble, place le personnage au coeur de ses racines, de son enfance, de son passé et, du coup, face à son destin. Il le met aussi au pied d'une dalle de marbre que les aficionados de ce Paul risquent forcément de remercier, pour tout ce qu'elle a fait de bien pour lui... et pour eux.

jeudi 8 décembre 2011

Tonite is the nite????



Première du film tant attendu au cinoche de Joliette ce soir à 22h00. Je compte y être bien sûr et faire un spécial et amener les mioches, même le plus jeune, même s'il y a de l'école demain. Colin portait fièrement un tee-shirt Tintin ce matin, rendant son père fou de jalousie. Je ne rentre plus dans les miens. Je vous donne des nouvelles du film...espérant qu'il reste de la place.

Paul au parc...




Est-ce de cette bande dessinée que mon chef scout (seule personne au monde que je considère comme mon chef scout) me parlait sur facebook? Toujours est-il que voici le cadeau de Nowelle que je vais me faire. L'histoire d'un ti-gars de 10 ans, dans les années 70, qui entre chez les scouts et qui fait l'apprentisssage de la beauté des amitiés forgées. Le début des années 70, c'est pas mal l'époque où j'entrais aux louveteaux de Notre-Dame-du-Chemin. Je garde le souvenir de ma promesse où c'était ma soeur Maryse qui était présente et où, pour répondre aux besoins "initiatiques" de la promesse, j'avais parti le chant Giovanni el soldati... Merci chef de m'avoir fait découvrir cette BD. Cela va peut-être me donner le coup de pied au derrière pour commencer l'écriture des "Aventures de Colin, louveteau de la meute Charloup".

mardi 25 octobre 2011

Nouvelles négatives et inquiétantes relatives au scoutisme (suite)

Comme parent, il est bien sûr normal de s'inquiéter suite aux reportages diffusés sur les ondes de CBC et Radio-Canada au cours de derniers jours à l'effet que Scout Canada aurait tenu une liste de présumés agresseurs.
Le mouvement scout, étant destiné à la jeunesse, exerce une attraction pour les agresseurs et pédophiles, au même titre que les autres organismes s'adressant aux jeunes (clubs sportifs, cadets, chorales, etc.).
Mais il faut savoir que l'Association des scouts du Canada a une politique rigoureuse en matière de vérifications ddes antécédents judiciaires. Toutes les personnes en contact direct avec les jeunes font l'objet d'une vérification sur les antécédents judiciaires, menée par différents corps policiers. Toute personne sur qui pèse un doute sera automatiquement suspendue le temps que des vérifications minutieuses soient faites. Si une personne a un comportement inadéquat face à un jeune, les informations seront transmises aux autorités concernées (corps policier ou Protection de la jeunesse).
De plus, nos pratiques font en sorte qu'un animateur ne devrait jamais se retrouver seul avec un jeune.
Sommes-nous parfaits et pouvons nous être certains que rien de grave ne se produira ? Bien sûr que non mais nous prenons toutes les mesures pour protéger les jeunes que les parents nous confient.
J'ai fait partie du mouvement scout en tant que jeune. J'ai animé des garçons. Mes enfants en ont fait partie. Je continue de croire que le scoutisme représente une Aventure exceptionnelle et que l'on ne devrait pas avoir peur d'y inscrire nos enfants.

En terminant, je vous invite à visiter le site web de l'Association des scouts du Canada. Vous pourrez visionner une capsule sur la vérification des antécédents judiciaires. Vous verrez tout le sérieux que l'ASC met à protéger les jeunes du mouvement.